Les aspects juridiques et politiques
Les groupes Personne d’abord sont reconnus partout au Canada comme étant des personnes Personne d’abord
Personne d’abord du Canada a porté certaines questions devant la Cour suprême du Canada, le plus grand tribunal du pays. Les groupes ont manifester devant les édifices du gouvernement provincial et ont occupé les bureaux de l’administration. Les groupes ont entrepris des campagnes épistolaires aux journaux, aux gouvernements, et aux associations pour l'intégration communautaire.
Les groupes Personnes d’abord se sont penchés sur de nombreuses questions au cours des années. Voici certaines des questions importantes qui sont restées mémorables :
Quelques cas sur lesquels que Personnes d’abord a travaillé :
Le cas « Ève »
Certaines personnes pensaient que « Ève » devait être stérilisée, de gré ou de force. Les leaders de Personnes d’abord ont formé le comité d’appui à « Ève » et ont lutté afin qu’« Ève » ait le droit de décider elle-même. Le cas fut porté devant la Cour suprême du Canada et prit de nombreuses années, mais finalement, « Ève » gagna et obtint le droit de prendre elle-même la décision.
Le changement de nom
Les Associations au Canada étaient, à l’origine, nommées « Associations pour les arrièrés mentaux ». Les personnes ainsi étiquetées étaient très mécontentes. Ils trouvaient insultant le nom des associations et le fait que l’on étiquetait tous ceux qui recevaient les services de ces dernières. Après une longue lutte, Personnes d’abord a réussi à convaincre les Associations de changer de nom et prendre celui d’« Associations pour l'intégration communautaire ».
La controverse des affiches
En 1988, l'Association canadienne pour l'intégration communautaire a lancé une campagne de sensibilisation publique sans en avoir informé Personnes d’abord. Un élément de la campagne de l'Association était une affiche que les membres de Personnes d’abord trouvaient insultante pour toutes les personnes étiquetées. Les leaders de Personnes d’abord ont donc organisé une manifestation à la réunion annuelle de l'Association. Celle-ci mit fin à la campagne et consentit de demander conseil à Personnes d’abord du Canada avant de lancer une autre campagne.
La campagne du ruban (en cours)
C'est une campagne visant à promouvoir la fermeture des institutions au Canada et l’intégration des personnes étiquetées dans leur communauté. Personnes d’abord encourage leurs membres et leurs amis à porter des rubans noirs et jaunes. Le ruban noir nous rappelle toutes les personnes étiquetées qui sont décédées dans les institutions. Le ruban jaune représente les personnes qui doivent encore vivrent dans les institutions et qui n’ont pas leur propre maison.
Le cas Latimer
Personnes d’abord s'est allié à d'autres groupes pour représenter les personnes ayant une déficience intellectuelle à la Cour suprême du Canada. Les avocats de Personnes d’abord ont soutenu qu'un homme qui a tué sa fille handicapée ne devrait pas être libre de poursuite juste parce que la victime était handicapée. Nous croyons que la vie de Tracy Latimer était aussi importante que celle de n'importe quel autre citoyen du Canada. Nous croyons que son père devrait purger une peine d'emprisonnement semblable à celle imposée à n’importe quel autre meurtrier.
Le cas JJ contre Nouvelle-Écosse (2005)
Personne d’abord s'est allié à d'autres groupes pour défendre JJ devant la Cour suprême du Canada. JJ est une femme qui avait été étiquetée de nombreuses façons et qui voulait s’intégrer dans la communauté et avoir accès aux services dont elle avait besoin. Son mari, ses parents et le personnel hospitalier appuyaient sa demande. Puisqu'elle était sous la Loi sur la protection des adultes (Adult Protection Act) de la Nouvelle Écosse, le ministre de la santé avait le pouvoir de déterminer ses conditions de logement et de réception de services, pourvu que le plan établi soit dans le « meilleur intérêt » de JJ. Cependant, le ministre de la santé a approuvé le plan de la placer dans un centre de réhabilitation régional à 125 kilomètres de sa famille, de ses amis et de l’endroit où elle a vécu toute sa vie. Le cas a été gagné et a été une vraie victoire pour les personnes étiquetées.
Il y a eu de nombreuses autres questions sur lesquelles Personnes du Canada a oeuvré au cours des années et il y en aura probablement plus à l'avenir. Il importe donc que nous ayons une organisation forte, avec des leaders forts pour pouvoir continuer la lutte pour les droits de toutes les personnes étiquetées.
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